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2 février 2012

Supermétal sort de l'ombre


 

Supermétal sort de l'ombre

(Québec) Pour l'industrie régionale de l'acier, la construction du futur amphithéâtre de Québec constitue une occasion providentielle pour mettre en valeur un savoir-faire qui dépasse les frontières québécoises et canadiennes. «Est-ce que l'on veut refléter le leadership développé ici ou si l'on veut être des cobayes pour une expertise qui n'est pas encore totalement acquise?» pose la vice-présidente, Marketing technique du Supermétal, Sylvie Boulanger.

Jusqu'à présent, les entrepreneurs de l'acier d'ici - les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches, désignées comme la Vallée québécoise de l'acier, dénombrent près d'une trentaine de fabricants, de fournisseurs, de dessinateurs et de centres de distribution - n'ont fait que très peu de vagues au sujet d'un certain engouement en faveur de la construction en bois de l'amphithéâtre de 18 500 places. Supermétal, un fabricant et installateur de charpentes métalliques de Lévis qui compte 550 employés, a décidé de sortir de l'ombre et d'émettre des mises en garde à l'encontre de l'«effet de mode» entourant l'utilisation de produits forestiers pour la construction de stades sportifs.

Un certain cachet

D'entrée de jeu, Supermétal ne se présente pas comme un farouche opposant au bois. En effet, qui peut prétendre que ce matériau n'apporte pas un cachet particulier à une construction? Qu'il suffise de penser à l'Anneau olympique de Richmond, en Colombie-Britannique. «La nouvelle résidence de l'Orchestre symphonique de Montréal est une belle salle. Il y a beaucoup de bois à l'intérieur. Par contre, c'est l'acier qui tient l'ensemble du bâtiment», insiste Mme Boulanger, qui ne conteste nullement les avis affirmant que le bois prendra éventuellement de plus en plus de place dans la construction de bâtiments commerciaux, industriels et institutionnels. «L'expertise dans l'utilisation de ce matériau ne s'acquiert pas du jour au lendemain. Ce n'est pas une coïncidence si la majorité des stades sportifs en Amérique du Nord sont encore construits en acier.»

 

«Il ne faut pas brûler les étapes», martèle Mme Boulanger, en signalant que les conséquences pourraient être fâcheuses à long terme pour les contribuables.

En effet, selon les données fournies au Soleil par Supermétal, le métal coûte, en général, entre 10% et 25% de moins que le bois. Étant donné que la concurrence sera vive entre les fabricants de charpentes métalliques pour éventuellement décrocher le contrat de fourniture de métal pour l'amphithéâtre de 400 millions$, la Ville de Québec pourra obtenir un bon prix pour l'acquisition du matériau. «Laissez-nous la patinoire, et le meilleur d'entre nous l'emportera.»

Mariage acier-bois

Il n'y a pas que les coûts qu'il faut prendre en compte, souligne la porte-parole de Supermétal, mais aussi la rapidité d'installation, la durabilité, la protection contre les incendies et les séismes et la polyvalence de la toiture afin que l'on puisse y accrocher un tableau indicateur ou des équipements pour le son et l'éclairage. «Le bois est renouvelable et l'acier est recyclable et réutilisable. Au plan esthétique, le bois architectural est beau. Une structure tubulaire en acier peut faire aussi écarquiller les yeux.»

Par ailleurs, l'idée d'un mariage entre l'acier et le bois est «réalisable, mais encore éprouvée», note-t-elle. «Attendons, un peu, que le bois ait fait ses preuves. Tentons plutôt des expériences sur des équipements de moindre envergure.»

Si la Ville de Québec tient à tout prix à introduire des produits forestiers dans le futur amphithéâtre, la solution consisterait alors à faire coexister les éléments architecturaux en bois et la charpente d'acier, comme c'est le cas au Experimental Media and Performing Arts Center, à Troy, dans l'État de New York, un projet de 140 millions$US auquel Supermétal a mis la main à la pâte (www.empac.rpi.edu/building/).

Sylvie Boulanger reconnaît que le propriétaire d'un immeuble peut décider, par choix, d'opter pour une construction en bois même si, au bout du compte, la facture sera plus élevée, comme ce fut le cas pour l'Anneau olympique de Richmond. «Est-ce que l'on peut se permettre un tel choix alors que la région de Québec détient une expertise en matière de construction en acier? Nous ne le pensons pas.»

 

SOURCE:

Gilbert Leduc
Le Soleil

 


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Date d'impression : lundi 24 septembre 2018